LE STATUT DU MINISTERE PUBLIC AU MAROC : PERSPECTIVE ET PROSPECTIVE
DOI:
https://doi.org/10.12818/P.0304-2340.2026v88p211Resumo
La procédure pénale marocaine consacre expressément le principe de l’irrécusabilité des magistrats du ministère public, à cause de leur nature particulière en tant que partie accusatrice qui exerce l’action publique à l’encontre de l’accusé, et ne décide pas du bien-fondé de l’accusation. Pour cela, on ne peut attendre de la partie poursuivante qu’elle soit impartiale. En plus, le magistrat du parquet n’est pas une partie comme les autres, il veille sur l’application de la loi, défend l’intérêt général.À travers cet article, l’auteur tente de réfuter cette disposition en se basant, d’un côté, sur le fondement statuaire des magistrats du parquet en tant que composant du corps judiciaire, caractérisé par l’indépendance constitutionnelle, et de l’autre côté, sur la base du cumul des attributions d’une partie au procès avec des fonctions judiciaires imposant la soumission au principe d’impartialité, que celui applicable aux magistrats du siège.
MOTS CLES : impartialité. Indépendance. Récusation. ministère public. autorité judiciaire.
